EURL : ce qui reste au gérant en 2026

Le simulateur partage le bénéfice entre rémunération et dividendes et applique le barème des indépendants réformé en 2026.

Calculs vérifiés par Radif Partners · Charte éditoriale · Méthode de calcul

hors rémunération du dirigeant

le reste part en dividendes après IS

seuil de 10 % pour les dividendes soumis aux cotisations

Net en poche par mois

3 934 €

47 203 € par an, rémunération et dividendes

Bénéfice avant rémunération84 000 €
Rémunération et cotisations du gérant42 000 €
dont cotisations sociales13 082 €
Rémunération nette28 918 €
Impôt sur les sociétés (15 % puis 25 %)− 6 300 €
Dividendes distribués35 700 €
Prélèvements et cotisations sur dividendes− 15 877 €
Impôt sur le revenu (rémunération)− 1 538 €
Net en poche sur l’année47 203 €
Le calcul pas à pas
  1. Le gérant majoritaire est travailleur indépendant : cotisations sur sa rémunération après l’abattement de 26 %, et sur la part des dividendes au-delà de 10 % du capital (1 000 €).
  2. IS : 15 % jusqu’à 42 500 € de bénéfice, 25 % au-delà, soit 6 300 €.
  3. Meilleur partage trouvé : 100 % du bénéfice en rémunération, 48 462 € net par an, soit 1 258 € de plus que votre réglage.

Estimation avec les taux 2026 de l’Urssaf et le barème fiscal 2026, pas un conseil personnalisé : seuls l’Urssaf et l’administration fiscale établissent vos montants. Méthode de calcul

Le gérant associé unique d’une EURL est travailleur indépendant : ses cotisations se calculent, depuis la réforme appliquée en 2026, sur sa rémunération augmentée des cotisations prises en charge par la société, diminuée d’un abattement forfaitaire de 26 %. Pour 40 000 € de rémunération brute ainsi définie, l’assiette est de 29 600 € et les cotisations atteignent 12 419 €, CSG-CRDS comprise. À l’impôt sur les sociétés, le bénéfice restant est taxé à 15 % jusqu’à 42 500 €, puis 25 % ; les dividendes qui dépassent 10 % du capital et des comptes courants supportent les mêmes cotisations, ce qui rend la distribution peu intéressante avec un petit capital. Pour 90 000 € de chiffre d’affaires et 6 000 € de charges, le meilleur partage laisse 48 462 € par an, contre 46 680 € en restant à l’impôt sur le revenu, comme une entreprise individuelle.

Comment le simulateur calcule

Le bénéfice avant rémunération est le chiffre d’affaires moins les charges. La part affectée au gérant couvre sa rémunération et ses cotisations, que la société paie. Le moteur applique le barème 2026 des artisans, commerçants et professions libérales non réglementées sur l’assiette abattue de 26 % (décret n° 2024-688) : maladie progressive, indemnités journalières, retraite de base et complémentaire, invalidité-décès, allocations familiales, CSG-CRDS, CFP. La rémunération nette est imposée comme un salaire, après l’abattement de 10 %.

Le bénéfice restant paie l’impôt sur les sociétés ; les dividendes subissent le prélèvement forfaitaire unique, et la part soumise aux cotisations n’acquitte pas une seconde fois les prélèvements sociaux. Le capital retenu par défaut est de 1 000 €, modifiable.

EURL à l’IS, 90 000 € de chiffre d’affaires, 6 000 € de charges, personne seule
PartageRémunération netteDividendes netsNet en poche par an
Tout en rémunération57 606 €0 €48 462 €
100 % en rémunération57 606 €0 €48 462 €

Limites

Pas de frais de création ni de comptabilité, pas d’Acre, pas de cotisations de début d’activité calculées sur base forfaitaire : le simulateur donne les cotisations définitives. Le détail des cotisations est sur les cotisations TNS et la règle des 10 % sur les dividendes d’EURL.

Les questions des indépendants

Pourquoi les dividendes d’une EURL sont-ils peu intéressants ?

Parce que la part qui dépasse 10 % du capital social, des primes d’émission et des comptes courants d’associé est soumise aux cotisations de travailleur indépendant, en plus de l’impôt. Avec un capital de 1 000 €, presque tout le dividende est concerné. Un capital plus élevé ou des apports en compte courant augmentent la part qui n’y est pas soumise.

L’EURL à l’impôt sur le revenu, c’est comme une entreprise individuelle ?

Pour le calcul, oui : le bénéfice est imposé au nom du gérant et les cotisations portent sur ce bénéfice, comme en EI au réel. Pour 90 000 € de chiffre d’affaires et 6 000 € de charges, cela laisse 46 680 € par an. L’option pour l’impôt sur les sociétés change le calcul, ce que fait ce simulateur.

Qu’a changé la réforme de 2026 pour un gérant d’EURL ?

Les cotisations et la CSG-CRDS se calculent désormais sur une seule assiette : le revenu brut, cotisations non déduites, moins un abattement de 26 %. Les taux ont été relevés en parallèle : maladie jusqu’à 8,5 %, retraite complémentaire à 8,1 %. Selon l’Urssaf, le niveau global de prélèvements ne change pas, mais la part qui finance la retraite augmente.

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Textes et sources officielles

Publié par

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