TJM de 600 € : la SASU, ses dividendes et la marche de l’impôt sur les sociétés
À ce taux, le partage entre salaire et dividendes pèse plus que le statut lui-même, et l’impôt sur les sociétés change de taux en cours de route.
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Ce TJM selon le statut
Chiffre d’affaires annuel
120 000 €
| Micro libérale, net par mois | plafond dépassé |
| EURL, net par mois | 5 645 € |
| SASU, net par mois | 5 521 € |
| Portage (frais de 8 %), net par mois | 4 195 € |
Avec un TJM de 600 € sur 200 jours, soit 120 000 € de chiffre d’affaires, une SASU laisse 5 521 € par mois à son président quand 27 % du bénéfice sont versés en salaire et le reste en dividendes, pour une personne seule sans frais. C’est le meilleur partage trouvé par le moteur : tout en salaire, le net tombe à 4 657 € ; tout en dividendes, il est de 5 388 €. Le bénéfice laissé dans la société, 87 600 €, dépasse le seuil de 42 500 € : les premiers euros sont imposés à 15 %, le reste à 25 %, soit 17 650 € d’impôt sur les sociétés. Les dividendes supportent ensuite le prélèvement forfaitaire unique de 31,4 %. Même bien réglée, la SASU reste derrière l’EURL, qui laisse 5 645 € par mois. La micro-entreprise, elle, n’est plus possible au-delà de 139 jours. Ces chiffres sont des estimations, à faire valider pour votre cas.
Au-delà de 42 500 € de bénéfice : l’impôt sur les sociétés change de taux
À 600 € par jour, le choix ne se pose plus entre micro et société : la micro s’arrête à 139 jours. Il se pose à l’intérieur de la société, entre ce que vous vous versez en salaire et ce que vous laissez en bénéfice pour le distribuer en dividendes. En SASU, chaque euro de salaire supporte les cotisations du régime général ; chaque euro laissé dans la société paie l’impôt sur les sociétés, puis le prélèvement forfaitaire unique quand il sort. L’impôt sur les sociétés lui-même a deux marches (service-public, fiche F23575) : 15 % jusqu’à 42 500 € de bénéfice, 25 % au-delà. À 500 €, le bénéfice taxé restait proche de cette limite ; à 600 €, il la dépasse nettement, de 20 860 € sur 160 jours à 57 820 € sur 220 jours. Cette part supérieure est taxée à 25 %, puis à 31,4 % à la distribution. Le salaire optimal ne monte pas pour autant : il reste à un niveau où son impôt sur le revenu est presque nul, et c’est la tranche haute de l’IS qui absorbe la croissance du chiffre d’affaires.
Le partage optimal, jour par jour
| Jours facturés | Chiffre d’affaires | Part en salaire | Bénéfice soumis à l’IS | IS total | dont à 25 % | SASU net/mois | EURL net/mois |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 160 | 96 000 € | 34 % | 63 360 € | 11 590 € | 5 215 € | 4 493 € | 4 549 € |
| 180 | 108 000 € | 30 % | 75 600 € | 14 650 € | 8 275 € | 5 007 € | 5 098 € |
| 200 | 120 000 € | 27 % | 87 600 € | 17 650 € | 11 275 € | 5 521 € | 5 645 € |
| 220 | 132 000 € | 24 % | 100 320 € | 20 830 € | 14 455 € | 6 033 € | 6 187 € |
La part du salaire baisse à mesure que le chiffre d’affaires monte : le moteur garde une rémunération à peu près fixe et envoie le surplus en dividendes. Les nets des autres statuts, micro comprise, figurent dans le mini-simulateur en haut de page et dans le comparateur de statuts.
Trois réglages de la même SASU
Sur 200 jours, verser tout le bénéfice en salaire laisse 4 657 € par mois : les cotisations du régime général pèsent trop lourd. Ne rien verser et tout distribuer laisse 5 388 €. Le partage du moteur, 27 % en salaire, laisse 5 521 €. L’écart entre le dernier et le deuxième réglage est faible ; il achète une couverture sociale, sans assurance chômage puisque le président n’y cotise pas. La page salaire ou dividendes détaille le raisonnement.
Les dividendes au prélèvement forfaitaire
Le prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % se compose de 12,8 % d’impôt sur le revenu et de 18,6 % de prélèvements sociaux (service-public, fiche F32963). Sur 200 jours, il représente 21 964 € pour 47 986 € de dividendes nets perçus. En EURL, le même bénéfice irait à la rémunération du gérant, soumise au barème des indépendants ; c’est ce qui lui donne l’avantage à ce palier.
Au palier suivant, un TJM de 800 €, c’est le taux marginal de l’impôt sur le revenu qui décide du partage. Le simulateur TJM et la page impôt sur les sociétés complètent ce calcul. Il s’agit d’estimations, pas d’un conseil personnalisé.