Simulateur auto-entrepreneur 2026 : ce qui vous reste vraiment
Pour 3 000 € encaissés chaque mois en profession libérale, il reste 2 139 € par mois avant CFE pour une personne seule sans autre revenu.
Taux Urssaf 2026, barème fiscal 2026, CFE votée par la commune · Méthode de calcul · À propos
Net en poche par mois
2 344 €
28 133 € par an · 70 % du chiffre d’affaires
| Chiffre d’affaires encaissé | 40 000 € |
|---|---|
| Cotisations sociales (25,6 %) | − 10 240 € |
| Formation professionnelle (CFP) | − 80 € |
| Impôt sur le revenu (barème) | − 1 468 € |
| CFE Paris | − 80 € |
| Net en poche sur l’année | 28 133 € |
- Entre 37 500 € et 41 250 € : franchise de TVA conservée cette année, TVA à facturer dès le 1er janvier suivant.
Le calcul pas à pas
- 40 000 € × 25,6 % = 10 240 € de cotisations.
- Revenu imposable : 40 000 € − abattement de 13 600 € = 26 400 €, soumis au barème 2026 avec 0 € d’autres revenus : 1 468 € d’impôt dû à l’activité.
- CFE : base minimum de 416 € × taux 17,83 % à Paris, + taxe CCI et frais = 80 € (taux votés pour 2025, chiffre d’affaires supposé identique deux ans plus tôt).
Comparer avec EI, EURL, SASU et portage · Détail de la CFE
Estimation avec les taux 2026 de l’Urssaf et le barème fiscal 2026, pas un conseil personnalisé : seuls l’Urssaf et l’administration fiscale établissent vos montants. Méthode de calcul
L’essentiel
En 2026, un auto-entrepreneur paie 12,3 % de cotisations sur son chiffre d’affaires s’il vend des marchandises, 21,2 % pour des prestations commerciales ou artisanales, 25,6 % en profession libérale non réglementée et 23,2 % s’il relève de la Cipav, plus une contribution à la formation de 0,1 % à 0,3 %. L’impôt se paie soit au barème après un abattement de 71 %, 50 % ou 34 %, soit par versement libératoire de 1 % à 2,2 % si le revenu fiscal de référence 2024 du foyer ne dépasse pas 29 315 € par part. La micro-entreprise reste possible jusqu’à 83 600 € de chiffre d’affaires en services et 203 100 € en vente, et la franchise de TVA jusqu’à 37 500 € et 85 000 €. Reste la cotisation foncière des entreprises, due dès la deuxième année : elle dépend de la base minimum et du taux votés par votre commune, et c’est elle que ce simulateur ajoute au calcul de l’Urssaf.
Ce que les autres simulateurs laissent de côté
- La CFE de votre communeBase minimum et taux votés par chacune des 34 905 communes du fichier de la DGFiP, pour votre tranche de chiffre d’affaires.
- L’impôt du foyer, pas un taux moyenBarème 2026, quotient familial, décote et revenus du conjoint : l’impôt dû à l’activité, pas une tranche à deviner.
- Les taux 2026, pas ceux de 202325,6 % en libéral et des plafonds de 83 600 € et 203 100 € : beaucoup de pages en sont restées à 21,1 % et 77 700 €.
- Le chiffre tout de suitePas d’e-mail, pas de compte, pas de rendez-vous : le net s’affiche à la première saisie, et rien ne quitte votre navigateur.
Les taux 2026 par activité
| Activité | Cotisations | Acre (début avant / depuis juillet 2026) | Versement libératoire | Abattement fiscal | Plafond de CA |
|---|---|---|---|---|---|
| Vente de marchandises | 12,3 % | 6,2 % / 9,3 % | 1,0 % | 71 % | 203 100 € |
| Services commerciaux, artisanat | 21,2 % | 10,6 % / 15,9 % | 1,7 % | 50 % | 83 600 € |
| Libéral non réglementé | 25,6 % | 12,8 % / 19,2 % | 2,2 % | 34 % | 83 600 € |
| Libéral Cipav | 23,2 % | 13,4 % / 17,4 % | 2,2 % | 34 % | 83 600 € |
La CFE d’un auto-entrepreneur dans dix grandes villes
Sans local, à partir de la troisième année, pour un chiffre d’affaires de 20 000 € puis de 50 000 € deux ans plus tôt. Taux et bases minimum votés pour 2025 (DGFiP, fichier REI).
| Commune | Taux global | CFE, CA de 20 000 € | CFE, CA de 50 000 € |
|---|---|---|---|
| Paris | 17,83 % | 80 € | 80 € |
| Strasbourg | 27,67 % | 339 € | 711 € |
| Nice | 30,08 % | 362 € | 762 € |
| Montpellier | 38,70 % | 368 € | 509 € |
| Lyon | 30,65 % | 378 € | 681 € |
| Nantes | 32,86 % | 401 € | 675 € |
| Marseille | 34,27 % | 418 € | 739 € |
| Lille | 34,63 % | 419 € | 587 € |
| Bordeaux | 37,45 % | 459 € | 917 € |
| Toulouse | 39,50 % | 484 € | 782 € |
Le même chiffre d’affaires dans cinq statuts
Net en poche par mois, libéral, 3 000 € de frais par an, personne seule, frais propres à une société non compris.
| Statut | CA 40 000 € | CA 70 000 € | CA 100 000 € |
|---|---|---|---|
| Micro-entreprise | 2 101 € | 3 498 € | plafond dépassé |
| EI au réel | 2 013 € | 3 194 € | 4 423 € |
| EURL à l’IS | 2 048 € | 3 311 € | 4 595 € |
| SASU | 1 798 € | 3 216 € | 4 534 € |
| Portage salarial | 1 788 € | 2 669 € | 3 555 € |
Une question, un calcul
Micro-entreprise
- Charges de l’auto-entrepreneur
- La micro-entreprise
- Plafond de chiffre d’affaires
- TVA de l’auto-entrepreneur
- Versement libératoire
- CFE de l’auto-entrepreneur
- CFE à Paris
- CFE à Lyon
- CFE à Marseille
- CFE à Toulouse
- CFE à Bordeaux
- CFE à Lille
- Acre de l’auto-entrepreneur
- Impôt de l’auto-entrepreneur
- Micro ou réel
- Auto-entrepreneur et salarié
- Auto-entrepreneur en vente
- Auto-entrepreneur artisan
- Auto-entrepreneur en libéral (BNC)
- Auto-entrepreneur à la Cipav
Créer et déclarer
EURL, SASU, EI
Comment le net d’un auto-entrepreneur se calcule
Tout part du chiffre d’affaires encaissé, hors taxe. Le micro-entrepreneur ne déduit aucune charge pour ses cotisations : l’Urssaf applique un taux fixe à ce qu’il déclare chaque mois ou chaque trimestre, et ce taux couvre d’un bloc la maladie, la retraite de base et complémentaire, l’invalidité-décès, les allocations familiales et la CSG-CRDS (service-public, fiche F36232). Le simulateur reprend ces taux, puis ajoute trois prélèvements que l’on oublie souvent.
La contribution à la formation professionnelle d’abord : 0,1 % du chiffre d’affaires pour un commerçant, 0,3 % pour un artisan, 0,2 % pour un libéral (autoentrepreneur.urssaf.fr). La taxe pour frais de chambre ensuite, que l’Urssaf collecte pour la CCI ou la chambre des métiers : 0,044 % du chiffre d’affaires pour une prestation commerciale, 0,48 % pour un artisan (fiche F32847). L’impôt sur le revenu enfin, calculé ici au barème 2026 sur le revenu après abattement, avec le quotient familial, la décote et vos autres revenus, ou par versement libératoire si vous l’avez choisi.
Le résultat est le net en poche : ce qui arrive sur votre compte personnel une fois tout payé, divisé par douze. C’est le chiffre qui se compare à un salaire, à une allocation chômage ou au revenu d’un autre statut.
Un exemple déroulé
Une graphiste libérale encaisse 60 000 € en 2026. Elle paie 15 360 € de cotisations et 120 € de CFP. Le fisc retient 39 600 € de revenu imposable après l’abattement de 34 %, ce qui donne 4 984 € d’impôt pour une personne seule. Il lui reste 39 536 € sur l’année avant CFE, soit 3 295 € par mois. Son chiffre d’affaires dépasse le seuil de franchise de TVA de 37 500 € : elle facture la TVA, ce qui ne change pas son chiffre d’affaires hors taxe mais change ses prix pour des clients particuliers.
Pourquoi la CFE de votre commune change le résultat
Le simulateur de l’Urssaf, celui que tous les autres sites citent, ne compte pas la cotisation foncière des entreprises. C’est pourtant le seul impôt d’un micro-entrepreneur qui dépend de l’endroit où il est domicilié. Sans local professionnel, la CFE se calcule sur une base minimum que chaque commune vote pour six tranches de chiffre d’affaires, entre 250 € et 7 769 €, multipliée par le taux de CFE de la commune et de son intercommunalité (service-public, fiche F23547). Deux micro-entrepreneurs au même chiffre d’affaires, l’un à Paris et l’autre dans une petite commune d’une métropole régionale, peuvent payer du simple à plus du quintuple.
Ce site a repris, commune par commune, les taux et les bases minimum publiés par la DGFiP dans le fichier REI 2025, sous licence ouverte : 34 905 communes, toutes accessibles depuis le simulateur. Les taux votés pour 2026 ne seront publiés qu’en 2027 ; ceux de 2025 sont les derniers connus, et le simulateur le dit. Le tableau des grandes villes plus haut montre l’écart pour un même chiffre d’affaires. Pour le détail, l’exonération de création et la réduction de moitié de la deuxième année, voir la CFE de l’auto-entrepreneur.
Les règles 2026 qui changent le calcul
Le taux des libéraux est monté à 25,6 %
Les professions libérales non réglementées, du consultant au formateur, ont vu leur taux augmenter par paliers depuis juillet 2024 pour financer une meilleure retraite complémentaire. Au 1er janvier 2026, il atteint 25,6 %. Les taux de la vente et des prestations commerciales ne bougent pas. Le détail par activité est sur les charges de l’auto-entrepreneur.
Les plafonds de la micro-entreprise ont été relevés
Pour les revenus de 2026, le régime micro reste ouvert si le chiffre d’affaires de 2024 ou de 2025 n’a pas dépassé 203 100 € en vente et 83 600 € en services (fiche F32353). Les seuils de 188 700 € et 77 700 € que l’on lit encore sont ceux des années précédentes. Un seul dépassement est toléré ; deux années de suite font sortir du régime. Les calculs au prorata de la première année sont sur le plafond de la micro-entreprise.
L’Acre n’est plus automatique
Depuis le 1er janvier 2026, la loi de financement de la Sécurité sociale réserve l’Acre aux créateurs dans une situation précise (demandeur d’emploi, RSA, jeune, quartier prioritaire, zone France ruralités revitalisation…) et impose une demande dans les 60 jours (Urssaf). Pour une activité commencée jusqu’au 30 juin 2026, elle divise les cotisations par deux ; à partir du 1er juillet 2026, elle n’en retire plus qu’un quart. Sur 24 000 € de prestations commerciales, cela fait 2 544 € d’économie dans le premier cas et 1 272 € dans le second, sur la période couverte. Voir l’Acre de l’auto-entrepreneur.
La franchise de TVA garde ses seuils
Le seuil unique de 25 000 € prévu par la loi de finances pour 2025 a été abandonné : en 2026, la franchise s’applique jusqu’à 37 500 € en services et 85 000 € en vente, avec une tolérance jusqu’à 41 250 € et 93 500 € (fiche F21746). Le simulateur vous dit dans quelle zone tombe votre chiffre d’affaires ; les conséquences sont sur la TVA de l’auto-entrepreneur.
Impôt : barème ou versement libératoire
Sans option, le chiffre d’affaires s’ajoute aux autres revenus du foyer après un abattement forfaitaire de 71 % en vente, 50 % en services BIC et 34 % en BNC, avec un minimum de 305 € (fiche F23267). Le simulateur calcule l’impôt du foyer avec et sans votre activité et vous attribue la différence : c’est la façon honnête de mesurer ce que l’activité coûte en impôt quand un conjoint est salarié.
Avec le versement libératoire, l’impôt est prélevé en même temps que les cotisations, à 1 %, 1,7 % ou 2,2 % du chiffre d’affaires (impots.gouv.fr). L’option est réservée aux foyers dont le revenu fiscal de référence de l’avant-dernière année ne dépasse pas, par part, 29 315 € pour 2026 et 29 579 € pour 2027. Le calcul côte à côte est sur le versement libératoire.
Et si une société rapportait plus ?
La micro-entreprise est simple, mais elle taxe le chiffre d’affaires, pas le bénéfice. Quand les frais réels dépassent l’abattement forfaitaire, ou quand le chiffre d’affaires approche du plafond, une entreprise individuelle au réel, une EURL ou une SASU peuvent laisser plus en poche. Le comparateur de statuts reprend votre chiffre d’affaires et calcule les cinq options avec les barèmes 2026, dont celui des travailleurs indépendants réformé cette année : cotisations sur le revenu diminué d’un abattement de 26 %, nouveau taux maladie progressif jusqu’à 8,5 %, retraite complémentaire à 8,1 % (Urssaf). Pour l’EURL et la SASU, il cherche aussi le partage entre rémunération et dividendes qui donne le meilleur net.
Ce que le simulateur ne fait pas
Il ne tient pas compte des cotisations minimales optionnelles, des taux réduits d’outre-mer, des activités mixtes (vente et services dans la même entreprise), de la location meublée ni des crédits et réductions d’impôt. Il ne remplace pas votre déclaration : seuls l’Urssaf et le service des impôts fixent vos montants. La méthode de calcul détaille chaque formule, chaque source et les vérifications faites contre le modèle publié par l’Urssaf.
Les questions des indépendants
Combien de charges paie un auto-entrepreneur en 2026 ?
Les cotisations sociales sont un pourcentage fixe du chiffre d’affaires encaissé : 12,3 % en vente, 21,2 % en services BIC, 25,6 % en libéral BNC, 23,2 % à la Cipav. S’ajoutent la CFP (0,1 % à 0,3 %), la taxe de chambre pour les commerçants et artisans, l’impôt sur le revenu et, à partir de la deuxième année, la CFE de la commune.
Le taux de 21,1 % pour les libéraux est-il encore valable ?
Non. Ce taux s’appliquait jusqu’en juin 2024. Pour les professions libérales non réglementées affiliées au régime général, il est passé à 23,1 % en juillet 2024, 24,6 % en 2025, puis 25,6 % au 1er janvier 2026 selon l’Urssaf et service-public. Une page qui affiche encore 21,1 % sous-estime les cotisations de 4,5 points de chiffre d’affaires.
Avec 3 000 € de chiffre d’affaires par mois, combien reste-t-il ?
En profession libérale, pour une personne seule sans autre revenu : 768 € de cotisations, 6 € de CFP et 87 € d’impôt par mois en moyenne, soit 2 139 € net avant CFE. En prestations commerciales le net monte à 2 349 €, en vente à 2 628 €, parce que les taux et les abattements diffèrent.
Faut-il prendre le versement libératoire ?
Il remplace le barème par 1 %, 1,7 % ou 2,2 % du chiffre d’affaires. Il n’est ouvert en 2026 que si le revenu fiscal de référence 2024 ne dépasse pas 29 315 € pour une part. Pour 36 000 € en libéral sans autre revenu, il coûte 792 € contre 1 046 € au barème : il ne paie que si votre taux marginal est élevé.
Quand paie-t-on la CFE en auto-entrepreneur ?
Jamais l’année de création. L’année suivante, la base est réduite de moitié. Ensuite, la CFE est due chaque année en décembre, sauf si le chiffre d’affaires de l’avant-dernière année n’a pas dépassé 5 000 €. Sans local, elle se calcule sur une base minimum votée par la commune, entre 250 € et 7 769 € selon le chiffre d’affaires.
L’Acre est-elle encore automatique en 2026 ?
Non. Depuis le 1er janvier 2026, il faut la demander à l’Urssaf dans les 60 jours qui suivent le début d’activité et entrer dans une des situations prévues (demandeur d’emploi, RSA, moins de 26 ans…). Pour une activité commencée depuis le 1er juillet 2026, elle ne réduit plus les cotisations que d’un quart, contre la moitié avant.
À partir de quel chiffre d’affaires vaut-il mieux une société ?
Il n’y a pas de seuil unique. Avec 70 000 € de chiffre d’affaires et 3 000 € de frais en libéral, le comparateur de ce site donne 3 498 € par mois en micro, 3 311 € en EURL et 3 216 € en SASU, frais propres à la société non compris. Ces écarts changent avec les frais réels, le foyer fiscal et les frais de comptabilité.
Textes et sources officielles
- Urssaf, autoentrepreneur.urssaf.fr : l'essentiel du statut, taux 2026 et Acre (lu le 15 octobre 2026)
- Service-public.fr, fiche F36232 : cotisations sociales du micro-entrepreneur (vérifiée le 1er janvier 2026)
- Service-public.fr, fiche F32353 : seuils de chiffre d'affaires de la micro-entreprise (vérifiée le 21 février 2026)
- Service-public.fr, fiche F23267 : impôt du micro-entrepreneur, abattements et versement libératoire (vérifiée le 13 mai 2026)
- impots.gouv.fr : le versement libératoire (article modifié le 7 janvier 2026)
- Service-public.fr, fiche F21746 : franchise en base de TVA (vérifiée le 1er janvier 2026)
- Service-public.fr, fiche F11677 : Acre, conditions et démarches (vérifiée le 1er juillet 2026)
- Urssaf : Acre, nouvelles règles et démarches à partir du 1er janvier 2026
- Service-public.fr, fiche F23547 : cotisation foncière des entreprises (vérifiée le 2 avril 2026)
- DGFiP, fichier REI 2025 des impôts locaux (taux et bases minimum de CFE par commune), Licence Ouverte 2,0
- Service-public.fr, fiche F32847 : taxes pour frais de chambres consulaires
- Urssaf : réforme de l'assiette sociale et du barème des cotisations des indépendants
Publié par Radif Partners
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