TJM de 500 € : quand la micro ne suffit plus, quelle société ?

À ce taux, une année pleine sort du plafond de la micro-entreprise ; reste à choisir entre l’entreprise individuelle au réel, l’EURL et la SASU.

Calculs vérifiés par Radif Partners · Charte éditoriale · Méthode de calcul

Ce TJM selon le statut

Chiffre d’affaires annuel

100 000 €

Micro libérale, net par moisplafond dépassé
EURL, net par mois4 732 €
SASU, net par mois4 662 €
Portage (frais de 8 %), net par mois3 622 €
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À 500 € par jour, la micro-entreprise ne tient plus une année de travail à plein temps : 167 jours facturés suffisent à atteindre 83 500 €, juste sous le plafond de 83 600 €, et le 168e le dépasse. Au-delà, le choix se joue entre trois cadres au réel. Sur 200 jours, soit 100 000 € de chiffre d’affaires, le moteur donne 4 732 € par mois en EURL avec tout le bénéfice versé en rémunération, 4 662 € en SASU avec 32 % en salaire et le reste en dividendes, et 4 554 € en entreprise individuelle au réel. Les trois restent à moins de 179 € par mois l’un de l’autre, pour une personne seule, sans frais ni autre revenu. L’écart vient surtout de l’impôt sur le revenu, pas des cotisations, identiques en EI et en EURL. Rester en micro reste possible en limitant l’année à 167 jours : 4 360 € par mois. Ce sont des estimations, à confronter à votre situation.

167 jours : la micro ne couvre plus une année pleine

Le TJM de 500 € est le premier palier où la micro-entreprise devient une solution à temps partiel. Le plafond de 83 600 € (service-public, fiche F32353) correspond à 167 jours facturés, et un freelance en mission continue en facture davantage. La tolérance d’une année de dépassement repousse l’échéance sans la supprimer. Le vrai sujet de ce palier n’est donc plus « micro ou pas », mais le choix du cadre au réel : l’entreprise individuelle, où le bénéfice est directement votre revenu ; l’EURL, société dont vous êtes gérant majoritaire et cotisez comme indépendant ; la SASU, dont vous êtes président assimilé salarié. Les trois aboutissent à des nets proches, et c’est justement ce qui rend le choix délicat : quelques dizaines d’euros par mois séparent les options, alors que les obligations comptables, la protection sociale et la souplesse de rémunération diffèrent nettement. Le tableau suivant donne la mesure, et les paragraphes d’après expliquent d’où viennent les écarts.

Le classement des trois cadres au réel

Net mensuel par statut à 500 € par jour, personne seule, sans frais, tout le bénéfice distribué ; portage avec 8 % de frais de gestion
Statut160 jours180 jours200 jours220 jours
Micro libérale4 201 €plafond dépasséplafond dépasséplafond dépassé
EI au réel3 733 €4 120 €4 554 €4 992 €
EURL à l’IS3 875 €4 279 €4 732 €5 190 €
SASU3 808 €4 235 €4 662 €5 090 €
Portage salarial3 018 €3 316 €3 622 €3 886 €
Part du bénéfice en salaire (SASU)41 %36 %32 %29 %

L’EURL arrive en tête dès que la micro décroche, suivie de près par la SASU puis par l’EI. Le portage salarial reste loin derrière, à 1 111 € sous l’EURL sur 200 jours. Pour d’autres hypothèses, frais ou foyer, le comparateur de statuts refait le calcul.

EURL contre entreprise individuelle : une affaire d’impôt

Le gérant majoritaire d’une EURL cotise au même barème que l’entrepreneur individuel (Urssaf, barème 2026 des indépendants) : sur 200 jours, 30 859 € dans les deux cas. Quand toute la marge est versée en rémunération, l’EURL ne paie pas d’impôt sur les sociétés. La différence se fait à la déclaration de revenus, où la rémunération du gérant bénéficie de la déduction forfaitaire de 10 % (service-public, fiche F1989) : 2 139 € d’impôt en moins sur l’année. L’entrepreneur individuel garde en contrepartie une gestion plus légère.

La SASU : moins de cotisations, plus d’impôts de société

En SASU, le moteur verse un salaire modéré, 18 044 € net sur l’année à 200 jours, car chaque euro de salaire supporte les cotisations du régime général, sans assurance chômage. Le reste du bénéfice paie 12 750 € d’impôt sur les sociétés, puis 17 349 € de prélèvement forfaitaire une fois distribué. Le total des cotisations est bien plus bas qu’en EURL, mais l’impôt pris à la société et aux dividendes compense presque tout. La page EURL ou SASU détaille les autres critères.

Limiter ses jours pour rester en micro

Certains freelances choisissent de s’arrêter à 167 jours pour garder la micro. Ce rythme laisse 4 360 € par mois, quand 200 jours en EURL en laissent 4 732 €. Le choix dépend de la valeur que vous donnez à ces jours libres. À 400 €, la micro tenait encore jusqu’à deux cents jours ; à 600 €, la question devient le partage entre salaire et dividendes. Le simulateur TJM teste vos propres chiffres. Ces montants sont des estimations, pas un conseil personnalisé.

Les questions des indépendants

À 500 € par jour, la micro-entreprise est-elle encore possible ?

Oui jusqu’à 167 jours facturés dans l’année, soit 83 500 €, sous le plafond de 83 600 € fixé pour 2026 par service-public. Au-delà, une première année de dépassement est tolérée, mais deux années consécutives font sortir du régime au 1er janvier suivant. Pour un freelance qui facture 180 jours ou plus chaque année, la micro n’est donc qu’une solution de transition.

EURL ou SASU avec un TJM de 500 € : laquelle laisse le plus ?

L’EURL, de peu. Sur 200 jours, elle laisse 4 732 € par mois contre 4 662 € en SASU, soit 70 € d’écart, après cotisations, impôt sur les sociétés, prélèvement forfaitaire et impôt sur le revenu. Le calcul suppose une personne seule, aucun frais, et tout le bénéfice distribué dans l’année, avec les taux 2026 de l’Urssaf et de service-public.

Pourquoi l’EURL bat-elle l’entreprise individuelle à 500 € par jour ?

Les cotisations sont les mêmes, 30 859 € sur 200 jours, car le gérant majoritaire relève du même barème que l’entrepreneur individuel. La différence tient à l’impôt : la rémunération du gérant est imposée comme un salaire, après la déduction forfaitaire de 10 %, ce qui allège l’impôt de 2 139 € par an dans ce calcul. Le bénéfice d’une EI n’a pas cette déduction.

Quel salaire se verser en SASU avec un TJM de 500 € ?

Le moteur trouve le meilleur net en consacrant 32 % du bénéfice à la rémunération sur 200 jours, soit 18 044 € de salaire net sur l’année. Le reste est soumis à l’impôt sur les sociétés, 12 750 €, puis distribué en dividendes au prélèvement forfaitaire de 31,4 %. Un salaire plus élevé coûte davantage en cotisations du régime général qu’il ne rapporte.

Vaut-il mieux plafonner ses jours à 500 € pour rester en micro ?

C’est un choix de rythme. Limiter l’année à 167 jours en micro laisse 4 360 € par mois ; facturer 200 jours en EURL en laisse 4 732 €. Les 33 jours de travail en plus rapportent donc 372 € par mois, avec une comptabilité de société en prime. Personne seule, sans frais, selon les taux 2026.

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Textes et sources officielles

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Éditeur de simulateurs pour indépendants · micro-entreprise, EI, EURL, SASU

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